mercredi 1 décembre 2010

Les forfaits! Pas question; ben, pas maintenant...

Samedi dernier, j’ai présenté une rétrospective du groupe Styx, et je jouerai d’autres chansons du même groupe dès samedi prochain.

Or, toute émission exige une certaine préparation, et j’ai l’habitude de la préparer dans le studio. Normalement, il n’y a personne au studio le samedi après-midi sauf moi. C’est donc moi qui réponds lorsque quelqu’un communique avec la station par téléphone. Si certains appels sont attendus (mon épouse, un auditeur, etc.), d’autres le sont moins.

Samedi dernier, j’ai d’abord reçu un appel d’un auditeur qui voulait savoir à quelle heure commençait le défilé du Père Noël. Je ne savais même pas que le défilé avait lieu ce jour-là. Il était évident que je ne jouais pas le Père Noël dans le cadre du défilé.

La deuxième personne à téléphoner voulait connaître la chanson qui venait de jouer en ondes. Or, la chanson n’était pas programmée isolément. Si c’était le cas, j’aurais pu chercher un peu et je lui aurais trouvé la réponse. Mais dans ce cas-ci, la chanson faisait partie d’une émission enregistrée et je n’avais pas accès à la feuille de route de l’émission en question.

Mais c’est le troisième appel qui m’a surpris le plus. L’émission Marche arrière était alors déjà en diffusion en direct, et toute personne ayant vécu l’expérience vous dira que l’atmosphère est alors passablement tendue pendant la durée de l’émission. Pas désagréable, pas hostile, mais tendue. C’est alors que le téléphone sonne.

« CJPN », dis-je en répondant. Silence au bout du fil.

« Allô? », dis-je encore.

Puis, à l’autre bout du fil, j’entends : « Hello, I am calling from Bell Alliant… » etc.

Bell Alliant a donc communiqué avec un organisme sans but lucratif par un samedi soir en dehors des heures normales de bureau. Bell Alliant doit sûrement connaître les numéros de téléphone qui appartiennent à ses abonnés. Pourquoi choisir de communiquer avec l’organisation à un moment aussi illogique?

Toujours est-il que l’on voulait m’offrir un forfait intéressant. Il a fallu alors lui expliquer – pendant que la chanson tirait à sa fin – qu’il avait un joint une station radiophonique où une émission en direct était en pleine diffusion. L’animateur, soit la seule personne dans la boîte, doit trouver une façon d’expliquer – poliment mais fermement – que le moment est très mal choisi. Je me souviens d’avoir peut-être parlé un peu trop fort… d’autant plus que je parle fort d’habitude!

Comprenez-moi bien : j’aime bien parler aux auditeurs et discuter de musique avec presque n’importe qui, même pendant une émission lorsque l’occasion se présente. Mais si vous essayez de me vendre quelque chose, attendez au moins que le temps soit propice, soit après l’émission!